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samedi 18 avril 2020

Notre-Dame de Strasbourg.



(Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg - Façade Ouest.)

Ma tour unique et solitaire
C’est von Steinbach qui l’a conçue
Sur les bords du Rhin millénaire
Et aussi haute qu’il a pu.
Dans l’ombre de ma nef, ému,
Au grave chant des impropères
Le peuple pascal a revu
Huit siècles durant les mystères
De la Sainte Croix de Jésus.
Je suis l’avocate implorante,
La Dame de tous les recours,
Je suis la Sainte Vierge orante
De la bannière de Strasbourg.
Je suis l’ombre et le reliquaire,
L’éplorée au pied de la croix,
Je suis la Servante et la Mère,
Entre et viens prier avec Moi.

                               ***

samedi 7 mars 2020

Prière des épidémies.




Ayez pitié de nous, Sainte Mère de Dieu,
Nous que le repos fuit, que la crainte tenaille,
Nous que le mal poursuit et que la mort assaille,
Sainte Mère de Dieu, douce Reine des cieux,
Ayez pitié !

Ce que fait le Seigneur Il le fait pour le mieux
Et sa colère est juste. Une vigne se taille
A la saison voulue afin de pousser mieux,
Le vin sera meilleur que l’on met en futaille
Mais le cep arraché quel grain naîtra des pieux ?
Ayez pitié !

Nous Vous prions, si peu que chacun de nous vaille,
C’est de tout cœur et des larmes au fond des yeux :
Ayez pitié de nous, Sainte Mère de Dieu,
Nous que le repos fuit, que la crainte tenaille,
Ayez pitié !

                               ***        

jeudi 31 janvier 2019

Admonestation.




Malheur à qui sait et ne veut pas dire
Et malheur à qui peut mais ne fait rien,
Votre destin est semblable à la cire
Qu’un bon cirier s’affaire à couler bien.
Est-ce qu’il ne rendra jamais de compte
Le paresseux ou bien l’indifférent ?
Celui qui ment par omission se trompe
S’il espère en un moindre châtiment.
Examinez-vous donc d’un œil sévère,
Ne soyez pas pour vous trop indulgent,
Corrigez-vous en vos jours sur la terre,
Sur terre où tout ne dure qu’un moment.
Priez et ne soyez plus incrédules,
L’homme reste soumis aux mêmes maux
Du galetas à la chaise curule ;
Vous ne savez quel pouvoir ont les mots.

Ces mots d’amour et d’une foi sincère
Qu’ils deviennent pour vous comme un levain
Pour que la pâte lève et sur la pierre
Du fournil de vos jours donne un bon pain.

                               ***