Poésie religieuse, catholique, tout particulièrement en l'honneur de la Très Sainte Vierge Marie.
mercredi 12 juin 2013
Des Marguerites.
Sur la pelouse devant moi,
Il fleurit bien des marguerites
Qui seront fanées dans un mois
Car la floraison passe vite.
Je me dis souvent qu'ici bas
Je n'aurai fait guère plus qu'elles;
La piété que je montre là
Est bonne pour les hirondelles.
Sainte Thérèse d'Avila
Brûlait, elle, d'une autre flamme
Que cette cendre que voilà
Dans l'âtre endormi de mon âme.
Puisqu'elle offre au ciel un coeur d'or,
La marguerite aux blancs pétales,
Fait mieux que moi qui parle fort
D'un amour aux couleurs bien pâles
Et dont le meilleur de l'effort
N'aura pas produit autre chose,
Entre l'espoir et le remord,
Que les poèmes qu'il compose.
Mes mots ont voulu louer Dieu,
Puissent mes rimes être telles
Que l'intention crève les yeux;
Les fleurs ne sont que naturelles !
***
lundi 10 juin 2013
L'Enfant.
Quoique maintenant je sois vieux,
A Vos pieds, tout comme naguère,
Je suis l'enfant près de sa Mère.
Lorsque je suis triste ou soucieux,
Car quelquefois la vie est dure,,
Je Vous parle et me rassure
De Vous savoir si près de moi,
Désireuse comme autrefois
De me mener à bonne fin
A travers peines et chagrins.
Je vous imagine sourire
Quand je Vous évoque le pire
Qu'au plus petit souci je crains...
C'était hier et c'est demain,
Dans la prière qui console,
Grâce à Vous mes craintes s'envolent,
Et quoique à me voir, je sois vieux,
Vous le savez bien, Notre-Dame,
Je reste cet enfant dans l'âme
Qui Vous cherche toujours des yeux.
***
samedi 8 juin 2013
Bénédiction.
Cathédrale de Strasbourg.
Je bénis Votre
nom, Marie,
Ô très sainte
Mère de Dieu,A tout instant et en tous lieux,
Dans tous les hasards de ma vie,
Oui, je Vous
loue à haute voix,
Vous qui
exaucez nos prières;Combien mon âme a fait la fière
Qui maintenant Vous dit sa foi...
Ô douce Vierge du Rosaire,
Je n’ai certes pas mérité
Ni votre aide, ni vos bontés,
Moi qui cherchais peu à Vous plaire,
Moi dont le cœur fut inconstant
Et qui ne voulait guère entendre,
Vous m’accueillez d’un geste tendre,
Ô Mère et Vous m’accordez tant !
***
(Extrait du "Psautier de Strasbourg".)
Psaume 101. Paraphrase.
Dans l'affliction, Seigneur, écoutez ma prière,
Ne Vous détournez pas de Votre serviteur,
Dans l'ombre de la mort j'invoque la lumière,
Daignez me secourir au milieu de mes pleurs.
Car mes jours ont passé comme fait la fumée,
Mon corps s'est déssèché, mon coeur s'est fait pesant,
Mon visage est flétri, mes mains sont décharnées.
A force de soupirs et de gémissements
Je ressemble au hibou des forêts solitaires,
Amis et ennemis se dressent contre moi
A cause de ma faute et de Votre colère.
Mes jours comme le sable ont fui entre mes doigts
Mais Votre nom, Seigneur, passe de race en race
Et Vous aurez pitié, Seigneur, Vous ferez grâce,
Le temps en est venu, à tous Vos serviteurs.
Vous les exaucerez dans leur humble prière,
A jamais dans Sion, ils loueront Votre nom,
Votre gloire, à jamais, sera mise en lumière
Et toutes Vos bontés, ils les répéteront.
Que ceci soit écrit, qu'il en soit fait mémoire,
La race qui viendra chantera le Seigneur,
Les peuples s'uniront pour servir et pour croire
Et Sion relevée redira sa ferveur.
***
Notre-Dame de l'Assomption. Evian.
Ce psaume fait partie d'un ensemble de psaumes du roi David appelé: "psaumes de la pénitence".
Psaume 6. Paraphrase.
Je crains Votre colère et dans Votre fureur
Ne me condamnez pas, Seigneur.
Dans sa longue attente, esseulée,
Mon âme s'effraye troublée.
Seigneur, daignez jeter les yeux sur moi,
Je suis sans mérite et sans droits,
Vous êtes la Miséricorde.
Mon coeur en moi se brise et ma peine déborde;
Qui Vous louera dans le tombeau
Où le souvenir fait défaut ?
Combien ont ri de ma faiblesse ?
Qu'ils regrettent leur allégresse,
Vous avez entendu ma voix
Et la prière de ma foi,
Vous m'avez exaucé dans toutes mes demandes
Et reçu mes offrandes.
Fuyez vous tous qui commettez,
Sans en rougir, l'iniquité;
Que mes ennemis se désolent,
S'étonnent, tremblent et s'envolent,
Dieu a guéri Son serviteur !
***
Ce psaume fait partie d'un ensemble de psaumes du roi David appelé: "psaumes de la pénitence".
dimanche 2 juin 2013
Notre Dame de Grâce.
Je viens ici, cherchant ma place,
Prier Notre-Dame de Grâce
De me guider,
Je viens Lui demander -
Combien l'ont fait ? - de me garder
Dans l'espérance.
J'offre mon coeur plein d'ignorance
Et les fatigues de l'errance
Et ses soucis, -
Ils m'ont submergé ces temps-ci,-
L'usure de mon corps ainsi
Que mes tristesses,
J'offre encor mon peu de sagesse,
La nécessité qui me presse
Et puis ma foi
Et mon amour bien maladroit,
Ce n'est pas la première fois,
En cette place.
***
Notre-Dame de l'Assomption. Evian.
samedi 1 juin 2013
Au Bord du Lac.
Sur le bord du lac où je pleure
Les belles nuits d'étés enfuis
A ne s'occuper que d'un leurre,
Près de Vous mon coeur m'a conduit.
L'ombre gagne le crépuscule
Et les reflets argent de l'eau,
Mère, je suis bien ridicule
De tant m'affliger de ces maux.
Le soir assombrit la campagne,
La rive s'endort aux lointains,
Partout Votre amour m'accompagne,
Il me garde et le reste est vain.
Voici que naissent des lumières
Au plus obscur de l'horizon,
Que la flamme de la prière
Pour Vous brille en toute maison.
***
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