samedi 7 mars 2020

Prière des épidémies.




Ayez pitié de nous, Sainte Mère de Dieu,
Nous que le repos fuit, que la crainte tenaille,
Nous que le mal poursuit et que la mort assaille,
Sainte Mère de Dieu, douce Reine des cieux,
Ayez pitié !

Ce que fait le Seigneur Il le fait pour le mieux
Et sa colère est juste. Une vigne se taille
A la saison voulue afin de pousser mieux,
Le vin sera meilleur que l’on met en futaille
Mais le cep arraché quel grain naîtra des pieux ?
Ayez pitié !

Nous Vous prions, si peu que chacun de nous vaille,
C’est de tout cœur et des larmes au fond des yeux :
Ayez pitié de nous, Sainte Mère de Dieu,
Nous que le repos fuit, que la crainte tenaille,
Ayez pitié !

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jeudi 27 février 2020

Mercredi des Cendres.




Que cette trace en croix, grise des cendres,
Que tous, ce soir, vous arborez au front,
Grave en vos cœurs ce qu’il est bon d’entendre :
Que ce qui monte, un jour doit redescendre,
Que ce qui naît de même s’interrompt,
Et que, par cette croix, funèbre enseigne,
C’est Sa miséricorde et Son amour,
Que malgré vous, le Seigneur vous enseigne,
A vous, pêcheurs, que malgré tout Il daigne
Convier à Le rejoindre avant le dernier jour.

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vendredi 17 janvier 2020

Stabat Mater Dolorosa.




Devant Son fils mourant, le Vierge douloureuse
Se tenait sans faiblir ni douter de la Foi
Et se confiait en Dieu à l'ombre de la croix,
Devant son fils mourant d'une mort miséreuse.

Et la nuit qui tombait semblait si ténébreuse
Et le monde si vide et le chemin étroit
Que Jean, La soutenant, tremblait même de froid
De douleur et de peine et de craintes affreuses.

Les disciples enfuis avant même Sa mort,
Ne croyaient plus en rien et maudissaient le sort,
Marie seule espérait contre toute évidence.

Dieu dormait au sépulcre et les juifs à Sion,
Au fond du temple obscur régnait un lourd silence
Et l'heure s'approchait de la résurrection.

                         ***

jeudi 26 décembre 2019

La Rose Mystique.




Dans un maigre jardin, sous le ciel gris,
J’ai vu fleurir une rose en décembre,
Fleur de l’hiver et précieuse en esprit ;
Son image ce soir flotte en ma chambre,
Évocation d’un autre étonnement
Où hier naquit la beauté de ce monde.
Une rose en hiver, certainement
Bien peu de chose où pourtant moi je fonde,
Le cœur content, tout l’espoir de ma foi.
Et je souris à ce si peu de chose
Qui me montre si bien ce que je crois :
En plein hiver la beauté d’une rose…

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