mercredi 21 octobre 2015

Pour son Repos.






A la mort d’un ami que puis-je faire,
Moi, l’inutile et le solitaire,
Moi qui n’ai rien, sinon les mots,
Les mots d’une prière
Pour son repos ?

Daignez intercéder, Très Sainte Mère,
Pour lui, quand tout va se défaire ;
Que Votre nom vienne alléger
Son dernier jour sur terre
Et l’abréger.

Accordez-lui d’avoir la mort paisible
D’un juste ou d’un saint de la Bible
Et daigner consoler les siens
A l’heure très pénible
Qui rompt leurs liens.

Épargnez-lui l’angoisse et la souffrance
Et montrez-lui sous l’apparence
De cette nuit qui nous attend,
La gloire et non plus l’espérance
Du Tout-Puissant.

                             ***

mercredi 19 août 2015

Les Défauts.






Pardonnez-moi si je Vous prie
Quelquefois un peu « en passant »,
Avec des oublis « en série »,
Des mots bâclés en se pressant,
La tête plus à la fenêtre
Qu’à ce qu’il faudrait méditer,
Et par indolence peut-être
Autant que par facilité.
Je ne suis pas très efficace
Dans ce qu’on nomme « la piété »,
Pourtant avant que ce fil casse
C’est la vie qu’il faudrait m’ôter.
Si je prie mieux dans la tristesse,
Faut-il Vous en formaliser ?
Pardonnez à mes maladresses,
A mes défauts peu maîtrisés
Et pardonnez à ma paresse
Puisque je viens m'en accuser,
Que je vais lui faire la chasse
Avec toute ma volonté
Et qu'avec Votre aide à la place
On trouvera la charité. 

                 ***

samedi 8 août 2015

Aux Jours Difficiles.






Sainte Marie, Mère de Dieu,
Ces jours sont des jours difficiles,
Plutôt que d’y penser, au lieu
D’avoir des larmes inutiles,
Je vais venir auprès de Vous
Partager un peu de silence.
Ce malheur dont Vous savez tout
S’en va perdre en Votre présence
Son poids de peine et de chagrin.
Je Vous redirai la prière
Que l’on murmure grain par grain,
Douce invocation singulière
Des bons comme des mauvais jours ;
Je viendrai vers Vous, Sainte Mère,
Et si mes mots sont un peu courts
Mon amour sera moins sommaire.

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dimanche 21 juin 2015

L'Epreuve et l'Espérance.





Enfant, que le soleil illumine ton cœur :
Les épreuves sont faites
Pour être surmontées ;
C’est la voie attestée
Pour parvenir au faîte.
Quel trésor est ce mal dont tu n’es pas l’auteur !

Vers cet horizon noir, va, chemine sans peur
Mais avec l’Espérance
Pour combler Mon attente ;
Rejette en ta souffrance
La fureur qui te tente.
Je suis ta Mère, enfant, et Dieu, ton protecteur.

Et nul n’est oublié qui se fie au Seigneur
Et l’acier de la chaîne
Et le nœud de la corde
Sont des entraves vaines
A Sa miséricorde
Et, Moi, ta Mère, enfant, je sècherai tes pleurs.

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jeudi 26 mars 2015

Au Chemin de Pâques.






Prenez le jour qui vient, qui vient et qui s’en va,
Penserez-vous à Qui mourût et vous sauva ?

L’heure vaut-elle mieux qu’un petit grain de sable
Qui ne vous laisse rien et fuit entre vos doigts ?
L’esprit n’est qu’un boiteux, la chair est périssable ;
Commère et vous compère, avez-vous le cœur droit ?

Prenez le jour qui vient, qui vient et qui s’en va,
Penserez-vous à Qui mourût et vous sauva ?


Long chemin, il est vrai, d’ici jusqu’à l’église ;
Marchez, marchez, il faut aller là-bas
Où des choses se font, où des choses se disent
Qui méritent, mon fils, qu’on allonge le pas.

Prenez le jour qui vient, qui vient et qui s’en va,
Penserez-vous à Qui mourût et vous sauva ?

Avril est un mois froid, voici la nuit qui tombe,
Comment arriverais-je où je n’arrive pas ?
Marchez, marchez toujours car marcher vous incombe,
Pour ce qu’Il fît pour vous faites encore un pas.

Prenez le jour qui vient, qui vient et qui s’en va,
Penserez-vous à Qui mourût et vous sauva ?

Un pas au nom du Christ, pour l’amour de Marie
Qui vous Le mît au monde et pour vous Le perdît,
Un pas de plus afin que l’aube vous sourie,
L’aube qui va chasser l’ombre du vendredi.

Prenez le jour qui vient, qui vient et qui s’en va,
Penserez-vous à Qui mourût et vous sauva ?

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